Sophie Beguin Billecocq-artiste peintre :

Née en 1979,

Vit et travaille à Orléans

00/02: Ecole d'art Penninghen

03/04 : Académie Charpentier

Sociétaire des Artistes Orléanais

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""Par un coup de crayon qui tient de la griffe par sa précision, Sophie nous transporte dans un univers ludique, frais, pétillant, dans lequel chacun peut entrer ...Enigmatique artiste qui d'un amour immodéré pour les livres, concilie d'un coup de ciseaux et d'un peu de colle, la lectrice et l'iconoclaste, pour dévoiler autant de petits secrets qui appartiennent aux journaux intimes et relèvent le tréfonds des vie"

Carole Guilbaud

''Par où entrer dans l’univers de Sophie ? Par ses personnages évidemment. Ils sont si grands qu’ils occupent tout l’espace. Néanmoins, on les cherche, engoncés dans leurs vêtements, perdus dans leurs beaux habits. Ils ressembleraient presque à des cintres, à des portes manteaux et seraient un prétexte, un présentoir de mode – mode années 50- XXème siècle, sur le carton d’un styliste. Effacés derrière l’apparence, ils sont pourtant si présents. La solitude gonfle l’habit, l’être se sent minuscule - un trait- sans bras ni mains. Et ses congénères lui sont semblables. Côte à côte, dans certaines toiles, manches absentes ou le long du corps, ils expriment chacun leur solitude bien qu’ils soient ensemble."

Les toiles de Sophie mêlent peinture - ses personnages- et collage. Et là, Sophie est historienne de l’intime, une historienne qui ne se dit pas mais qui historie à sa manière au fil de ses journées. Une chineuse de vieux journaux, de papiers jaunis, lustrés par le temps. Sophie emmagasine l’archive, l’archive des petits riens, des anecdotes, de la vie privée, des grandes et petites modes, archives au fil des générations…. Ses sources sont les magazines des années 20 aux années 60. Sophie dans son atelier se passionne de les lire, s’amuse des histoires, fait des parallèles avec aujourd’hui. Mais Sophie est une archiviste particulière à en faire frémir les collectionneurs... Elle œuvre avec l’Histoire. À sa manière, elle désacralise l’archive, la dépèce, l’assassine, la met en pièces. Elle découpe le plus simplement du monde ces papiers que d’autres jugeraient précieux. Elle lit, garde le sens pour elle, esseule, déconnecte les mots et nous livre des bribes de sens. A nous de recomposer une histoire possible d’aujourd’hui avec des mots d’hier, chargés d’une histoire dont on ne connaît plus le fil. Un aller-retour entre passé et présent, dire aujourd’hui avec les mots d’hier, une manière aussi pour Sophie de nous faire remarquer que les petits et grands questionnements existentiels, au-delà des modes et des générations sont finalement les mêmes.

Isabelle Orsini.

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